Suivez-nous    

chrLG07-01

Lunettes de soleil, bâtons de marche, collation et gourde d’eau, voilà le randonneur fin prêt à fouler le sentier. Avançant d’un pas rapide et énergique, il lorgne le faîte de la montagne qui embrase son imagination, espérant découvrir là-haut un décor spectaculaire. L’adepte des grands espaces augmente la cadence, mais attention! Son but très précis l’éloigne des trésors que la nature sait si bien dissimuler tout au long du trajet. Le marcheur ignore peut-être que le ravissement souhaité exige plus qu’un coup d’œil, plus que l’observation d’un paysage au sommet d’un belvédère!

 

Ces brumes qui transportent l’âme.

 

Un rendez-vous avec la félicité

Pour le photographe, le sentier n’est pas une piste de course. Il représente l’espérance d’une rencontre fortuite et exceptionnelle : croiser le regard d’un lynx, s’enfoncer dans une forêt au cachet unique, s’émerveiller devant la beauté sublime d’une orchidée sauvage, contempler les coloris de l’aube baignés d’une lumière vaporeuse. Voilà pour lui le grand bonheur, la félicité! La joie immense ressentie dans tout son être découle de son aptitude à admirer la nature. Cette capacité s’éveille grâce aux fréquentes visites de l’observateur en un lieu donné, dans le but de mieux connaître la faune et la flore qui le peuplent. Ces précieuses rencontres tissent, au fil du temps, des liens intimes qui ravivent la flamme dans l’œil du photographe. C’est à ce moment que l’inspiration touche l’âme de celui qui contemple et l’amène à percer les secrets d’une étonnante beauté dissimulés dans un écrin de simplicité, le long du sentier.

 

 Être présent au bon moment!

 

 Les premiers kilomètres d’un sentier réservent de belles surprises à celui qui s’arrête et contemple.

 

Quelques conseils

S’engager dans un sentier avec, en tête, une idée claire du sujet à photographier impose sans aucun doute un frein important à l’imagination et à la conception d’une image. Le photographe doit laisser tout son être s’inspirer du milieu, l’esprit léger et sans contraintes. La solitude, la patience et surtout le silence constituent des atouts efficaces pour quiconque souhaite dévoiler les beautés discrètes de la nature.

Le conseil le plus précieux réside dans le développement de cette étonnante capacité humaine : l’émerveillement. Voir avec les yeux de l’enfant qui contemple, pour la première fois, les coloris, la grâce et la légèreté d’un papillon! Il faut être animé d’une grande sensibilité pour repérer les délicats détails de la nature, puis laisser le cœur et l’âme traduire, en images, la félicité émanant de la contemplation.

 

Lucie Gagnon

 
Galerie d’art virtuelle de Lucie Gagnon : lugaphoto.com

 

Photos : 
 
© Lucie Gagnon/OBJECTIF NATURE

Vous contribuez directement à l'œuvre et à la mission de la famille Benoit en magasinant sur notre boutique.